mercredi 9 novembre 2011

Turbulences de Daniel Teruggi

Le tournage du troisième numéro de la collection est en passe de se terminer avec les répétitions de la prochaine oeuvre de Daniel Teruggi - Turbulences. Dans la continuité de son travail sur le déplacement des sources sonores, Daniel Teruggi aborde l’idée des sons qui tournent dans l’espace à partir d’éléments sonores qui portent déjà en eux une idée de mouvement. Réalisée pour une diffusion sur huit hauts-parleurs cette pièce sera créée en janvier 2012.

dimanche 16 octobre 2011

Georges Aphergis

L’idée du prochain film avec une oeuvre de Georges Aperghis a pris forme. Inspiré du tableau de Jérôme Bosch « Le jardin des délices » cette oeuvre mettra en scène musiciens /chanteurs, danseurs et vidéos. Dans la veine de Lunapark le compositeur prolongera cette expérience en adjoignant de la vidéo aux partitions des musiciens. La pièce sera donnée à Amsterdam et à Madrid avant une tournée en Europe.

jeudi 13 octobre 2011

Films achevés

Deux films sont d'ores et déjà achevés. Il s'agit de Schèmes de Jean-Claude Risset qui retrace la genèse de son concerto pour violon créé par Mari Kimura avec le Tokyo Symphony Orchestra et Voyages par-delà les fleuves et les monts de Hugues Dufourt d'après le tableau de Fan K'uan, qui a été créé en novembre 2010 par l'Orchestre Philharmonique de Nice placé sous la direction du chef russe Igor Dronov.
Ces deux films retracent la chronique de la naissance d'une oeuvre chez deux compositeurs qui ont travaillé depuis de longues années sur la synthèse sonore. Si l'apport de Jean-Claude Risset dans ce domaine est reconnu et célébré, on connait moins l'influence de Hugues Dufourt dans cette approche nouvelle de l'écriture pour l'orchestre symphonique. Pourtant, tous deux ont beaucoup de points communs dans leur démarche de compositeurs et on retrouve la trace de leur communauté de pensée dans ces deux premiers films. Le premier a traduit ses dernières réflexions dans l'écriture d'un concerto pour violon où il confie à la violoniste Mari Kimura la partie de violon dans laquelle il exploite la technique des sons hypergraves mis au point par la violoniste. Le second quant à lui, au tournant d'une nouvelle phase dans son écriture, exploite les techniques multiphoniques aux différents pupitres, et les notions de flux sonore qu'il a pensées et expérimentées dans ses pièces précédentes de musique de chambre, pour renouer avec une esthétique qui n'est pas sans rappeler celle de Saturne ou de l'Hommage à Charles Nègre.
Les deux oeuvres de ce point de vue ne sont pas sans rapport, elles continuent le sillage initié par les deux amis, des années auparavant quand l'apparition de l'ordinateur dans la musique a bouleversé la technique d'écriture. Cette révolution a changé à jamais la perception des oeuvres non pas seulement dans des pièces avec électronique mais précisément - et le fait en est encore plus marquant- dans des pièces purement acoustiques où la technique même des instrumentistes doit se charger de mettre en oeuvre ces révolutions. Nous sommes passés peu à peu comme le rappelle Hugues Dufourt à l'ère de la milliseconde, et il nous faut désormais appréhender un monde qui s'ouvre devant nous avec des oeuvres phares comme celles qui sont présentées dans ces films.

Chroniques de la genèse des oeuvres musicales

La collection
La série documentaire «La Frontière Incertaine», se veut le témoin du travail intime et souvent secret de l’écriture d’une œuvre musicale. Elle retrace pour chaque compositeur, aussi fidèlement que possible, sans artifice ni mise en scène superfétatoire, la chronique de la genèse d’une œuvre. Peu de témoignages vivants ont été réalisés sur ce moment si particulier et si fragile du processus d’écriture. 
C’est l’ambition et l’originalité de cette collection qui entreprend un vaste collectage auprès des compositeurs contemporains, pour recueillir les secrets de leur alchimie mystérieuse lors de l’écriture d’une pièce. Au rythme des tournages, le compositeur nous fait partager sa façon d’aborder sa nouvelle pièce en nous livrant sur le vif ses choix, ses hésitations mais également ses convictions intimes sur l’œuvre qu’il déroule, au fil du temps, sous nos yeux. C’est un passage fragile, un univers sensible, insaisissable et mouvant, que cette frontière toujours incertaine entre le désir d’une œuvre et son accomplissement ; mais c’est précisément tout cela que nous souhaitons faire partager aux spectateurs. 
Cette collection se présente par conséquent comme une nouvelle forme d’archivage en recueillant auprès de ceux qui les écrivent, la trace inaltérable des œuvres à venir. Depuis les premières ébauches, jusqu’à la résonance finale, nous accompagnons ce travail en proposant au compositeur des incises de réflexion sur son propre artisanat. 
C’est donc bien uniquement de cette genèse que nous voulons être les passeurs car il ne s’agit ni d’un portrait, ni d’un concert filmé mais d’un moment très particulier de la vie d’un artiste, quand il réfléchit sur sa propre sa création. Même si nous sommes conscients du caractère exigeant de cette série, elle a le mérite de donner la parole à des acteurs qui n’ont pas souvent l’occasion de s’exprimer longuement et sans entrave sur leur travail. Et c’est précisément ce que montrent ces documentaires, ils ouvrent au plus grand nombre les portes d’une connaissance et d’une découverte intime de la musique jusqu’à lors jamais révélées.La série documentaire «La Frontière Incertaine», se veut le témoin du travail intime et souvent secret de l’écriture d’une œuvre musicale. Elle retrace pour chaque compositeur, aussi fidèlement que possible, sans artifice ni mise en scène superfétatoire, la chronique de la genèse d’une œuvre. Peu de témoignages vivants ont été réalisés sur ce moment si particulier et si fragile du processus d’écriture. 
C’est l’ambition et l’originalité de cette collection qui entreprend un vaste collectage auprès des compositeurs contemporains, pour recueillir les secrets de leur alchimie mystérieuse lors de l’écriture d’une pièce. Au rythme des tournages, le compositeur nous fait partager sa façon d’aborder sa nouvelle pièce en nous livrant sur le vif ses choix, ses hésitations mais également ses convictions intimes sur l’œuvre qu’il déroule, au fil du temps, sous nos yeux. C’est un passage fragile, un univers sensible, insaisissable et mouvant, que cette frontière toujours incertaine entre le désir d’une œuvre et son accomplissement ; mais c’est précisément tout cela que nous souhaitons faire partager aux spectateurs. 
Cette collection se présente par conséquent comme une nouvelle forme d’archivage en recueillant auprès de ceux qui les écrivent, la trace inaltérable des œuvres à venir. Depuis les premières ébauches, jusqu’à la résonance finale, nous accompagnons ce travail en proposant au compositeur des incises de réflexion sur son propre artisanat. 
C’est donc bien uniquement de cette genèse que nous voulons être les passeurs car il ne s’agit ni d’un portrait, ni d’un concert filmé mais d’un moment très particulier de la vie d’un artiste, quand il réfléchit sur sa propre sa création. Même si nous sommes conscients du caractère exigeant de cette série, elle a le mérite de donner la parole à des acteurs qui n’ont pas souvent l’occasion de s’exprimer longuement et sans entrave sur leur travail. Et c’est précisément ce que montrent ces documentaires, ils ouvrent au plus grand nombre les portes d’une connaissance et d’une découverte intime de la musique jusqu’à lors jamais révélées.